Port-au-Prince en agonie : Une capitale livrée aux Gangs

La nuit du 24 au 25 février 2025, a plongé Port-au-Prince, la capitale haïtienne dans un chaos indescriptible. Des quartiers tels que Tabarre 27, Delmas 30, Carrefour de l’aéroport, Nazon, Cité Militaire, entre autres, ont été le théâtre d’une violence inouïe orchestrée par des gangs armés de la coalition criminelle Viv Ansanm. Les habitants, terrifiés, ont assisté impuissants à des scènes de carnage : des corps sans vie jonchant les rues, des maisons réduites en cendres, des exécutions sommaires perpétrées sans la moindre hésitation. La population, abandonnée à son sort, tente de fuir et cherche désespérément un échappatoire dans cette obscurité grandissante.

Depuis maintenant 4 ans, la situation sécuritaire de Port-au-Prince n’a cessé de se détériorer. Les gangs ont progressivement étendu leur emprise, contrôlant désormais plus de 85 % de la capitale. Cette mainmise a conduit à une escalade de la violence, marquée par des meurtres et des actes de barbarie inimaginables. Les habitants vivent dans une peur constante, chaque jour apportant son lot de tragédies.

Port-au-prince agonise, à feu et à sang, des cadavres s’empilent, la tension est palpable. Les gangs armés ont fait chanté la poudre à Port-au-Prince de la nuit du 24 février au 25 février 2025. Tabarre 27, Delmas 30, Carrefour de l’aéroport, Nazon, Cité Militaire, entre autres ont été frappé par la terreur des gangs.

Des corps sans vie, des assassinats en cascade, des maisons incendiées, des attaques systématique, des exécutions sommaires, tragédie, des crimes d’une ampleur terrifiante, la population est livrée à son sort.

Des déplacés par milliers, des membres de la population fuient la terreur des gangs qui détiennent finalement la quasi totalité de Port-au-Prince sous le regard impuissant ou complice des autorités.

Ces déplacements massifs exacerbent une crise humanitaire déjà critique, avec des infrastructures insuffisantes pour accueillir les déplacés et des ressources locales dépassées par l’ampleur de la situation.

Dans ce contexte chaotique, les institutions haïtiennes semblent paralysées. Le Conseil Présidentiel de Transition, instauré en avril 2024 pour rétablir l’ordre et préparer des élections, peine à asseoir son autorité . Les forces de sécurité, quant à elles, sont débordées et insuffisamment équipées pour faire face à des gangs lourdement armés. Cette impuissance institutionnelle laisse la population livrée à elle-même. Mais où est passé le gouvernement, la Primature, le Conseil supérieur de la Police Nationale, les autorités policières, les Forces armées d’Haïti, qui défend la ville contre cette situation infernale.

Devant l’ampleur de la catastrophe, l’ONU a lancé un appel aux dons de plus de 900 millions de dollars pour 2025, visant à aider 3,9 millions de personnes en détresse . Cependant, les promesses de financement peinent à se concrétiser, et les missions internationales déployées sur le terrain manquent cruellement de ressources et de personnel pour inverser la tendance.

Port-au-Prince, capitale de la République, symbole de l’État, est aujourd’hui le théâtre d’une tragédie humaine qui interpelle la conscience générale. Il est impératif que des actions concrètes soient entreprises pour mettre fin à cette spirale de violence et redonner espoir à une nation qui n’en peut plus. À quand la fin de ces escalades de violences en Haïti?