Haïti face aux gangs : Crisis Group propose force ciblée et dialogue structuré pour rétablir la sécurité

Dans un rapport publié à la mi-décembre 2025, International Crisis Group propose une réponse articulée à la crise sécuritaire haïtienne. L’organisation recommande de conjuguer opérations armées et négociations conditionnelles pour démanteler les gangs et rétablir la stabilité, afin d’éviter un bain de sang dans le pays.

Le document, rendu public le 15 décembre, analyse l’évolution des groupes armés depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021. Il décrit une expansion rapide de leur emprise territoriale et logistique.

Crisis Group estime que le recours à la force reste indispensable pour affaiblir les structures criminelles. Cette phase est jugée préalable à toute tentative de dialogue.

Une fois cette pression exercée, les autorités sont invitées à engager des discussions avec les chefs de gangs et les membres disposés à se rendre. L’objectif est d’obtenir des redditions encadrées et vérifiables.

Le rapport souligne la responsabilité des autorités judiciaires dans la lutte contre l’impunité. Il appelle à poursuivre les acteurs impliqués dans l’armement et le financement des gangs.

La coalition Viv Ansanm est présentée comme le noyau central de la violence actuelle. Elle regrouperait la majorité des gangs haïtiens et compterait plusieurs milliers de membres armés.

Crisis Group observe que ces groupes ont diversifié leurs sources de revenus illicites. Le racket, les enlèvements et les trafics transnationaux figurent parmi les principales activités recensées.

Le bilan humain est qualifié de dramatique : des milliers de morts et plus d’un million de déplacés internes ont été enregistrés ces dernières années.

L’organisation conclut que le soutien de la population demeure un facteur déterminant pour toute stratégie durable. Elle estime qu’une approche combinée est la seule voie pour réduire durablement l’emprise des gangs en Haïti.

La Rédaction