Haïti : 2 383 actes de naissance, 60 000 personnes sensibilisées, le bilan chiffré 2025 de l’OCNH

L’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH) annonce avoir facilité, en 2025, l’obtention ou la reconstitution de 2 383 actes de naissance sur le territoire national. Ses interventions ont également permis de sensibiliser 60 000 personnes au droit fondamental à l’identité.

Dans son rapport annuel, l’organisation précise que ses activités se sont déployées dans cinq départements, malgré un contexte d’insécurité et d’instabilité institutionnelle. Cette couverture territoriale a conditionné la mise en œuvre des programmes d’accès aux droits civils.

Concernant les violences basées sur le genre, 51 293 personnes ont été informées ou formées aux mécanismes de prévention et de prise en charge. Parallèlement, 1 655 survivantes ont bénéficié d’un accompagnement psychosocial et médical.

Le bilan fait également état de près de 3 800 cas de VBG signalés entre janvier et mai 2025, illustrant l’ampleur du phénomène. L’OCNH souligne que ces violences s’inscrivent dans un climat d’impunité prolongée.

En matière d’état civil, l’organisation rappelle qu’environ trois millions de personnes en Haïti demeurent sans acte de naissance, ce qui limite l’accès à l’éducation, aux soins de santé et à la participation citoyenne.

Pour répondre à ces défis, des campagnes d’enregistrement et un appui aux bureaux d’état civil ont été menés tout au long de l’année, facilitant l’accès aux documents légaux pour des milliers de bénéficiaires.

Le rapport mentionne également la formation de centaines de jeunes et d’acteurs communautaires aux principes démocratiques, avec un accent mis sur la promotion de la paix dans les zones affectées par la violence.

L’OCNH indique avoir actualisé son Plan stratégique 2025-2027 afin d’adapter ses priorités aux réalités du terrain. Ce document prend en compte les contraintes sécuritaires et les limites du système judiciaire.

L’organisation appelle à une mobilisation renforcée en faveur des droits humains et insiste sur la nécessité d’une coopération accrue entre institutions nationales et partenaires pour consolider l’État de droit.

La Rédaction