Retour en Haïti de 226 migrants haïtiens en provenance de la Turquie

Le 11 mars 2025, l’Office National de la Migration (ONM) a accueilli 226 migrants haïtiens rapatriés de Turquie à l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince. Ce groupe, composé de 106 hommes, 78 femmes et 42 enfants, a été reçu par plusieurs autorités haïtiennes, dont le ministre des Affaires sociales et du Travail, Georges Wilbert Franck, ainsi que le directeur général de l’ONM, Jean Négot Bonheur Delva.

Selon les autorités présentes, ces migrants ont volontairement choisi de rentrer en Haïti après avoir connu des difficultés en Turquie, où ils espéraient trouver de meilleures conditions de vie. Ce retour soulève des interrogations quant aux motivations de ces compatriotes à revenir dans un pays confronté à une crise politique et sécuritaire majeure.

Le ministre Georges Wilbert Franck a exprimé sa surprise face à cette décision, tout en soulignant l’importance du message adressé aux dirigeants haïtiens. « Ce choix démontre une volonté de reconstruire ici, malgré les défis. L’État doit prendre la mesure de cette réalité et renforcer ses actions pour garantir un cadre de vie meilleur à tous les Haïtiens », a-t-il déclaré.

Une aide financière et un accompagnement à la réintégration

Conscient des difficultés auxquelles ces rapatriés feront face, l’ONM, en collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), leur a octroyé une assistance financière de 15 000 gourdes chacun. Un accompagnement social est également prévu pour faciliter leur réintégration dans la société haïtienne.

Ces efforts visent à offrir à ces migrants des opportunités leur permettant de reconstruire leur vie en Haïti, malgré la crise qui sévit dans le pays. Cependant, cette initiative pose la question de la capacité de l’État haïtien à assurer un véritable accompagnement à long terme et à offrir des perspectives économiques viables aux citoyens en difficulté.

Ce retour massif met en lumière les épreuves rencontrées par les Haïtiens en quête d’une vie meilleure à l’étranger. Les conditions de vie souvent précaires dans les pays d’accueil, combinées à l’absence de perspectives stables, poussent certains à revenir malgré l’instabilité en Haïti.

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