
La crise sécuritaire en Haïti continue de s’aggraver, touchant désormais des zones autrefois relativement épargnées par la violence. Ce mardi 18 mars 2025, un soldat kényan déployé dans le cadre de la Mission multinationale en soutien à la sécurité (MMSS) a été blessé par balle lors d’échanges de tirs avec des gangs armés à Bélot, une localité située dans la commune de Kenscoff.
Selon Jack Mbaka, porte-parole de la MMSS, l’incident s’est produit alors que les forces étrangères menaient une opération de sécurisation dans la région. Le soldat blessé a été évacué d’urgence par hélicoptère, mais son état de santé reste incertain. L’attaque souligne la difficulté croissante des forces internationales à contenir l’expansion des groupes criminels qui sèment la terreur à travers le pays.
Kenscoff, connue pour son climat tempéré et son agriculture florissante, était jusqu’à récemment une localité relativement préservée des violences qui ravagent la capitale, Port-au-Prince, et d’autres régions du pays. Cependant, l’influence des gangs s’étend désormais bien au-delà des zones urbaines, rendant encore plus complexe le travail des forces de l’ordre haïtiennes et de leurs partenaires internationaux.
Le déploiement des troupes kenyanes en Haïti, autorisé par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, a suscité des réactions mitigées. Si certains y voient un espoir de stabilisation du pays, d’autres dénoncent l’inefficacité de l’intervention face à des groupes criminels bien organisés et lourdement armés. L’incident de Bélot illustre les risques encourus par les soldats étrangers, confrontés à une insécurité exacerbée et à une hostilité croissante de certaines factions locales.
Alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer, la capacité de la mission internationale à restaurer l’ordre en Haïti reste incertaine. L’attaque contre le soldat kényan à Kenscoff prouve une fois de plus la non capacité de la mission à mater réellement l’insécurité galopante en Haïti.
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